Russell Ord, un waterman alliant adrénaline et photographie

By janvier 30, 2017Rencontres

Nous avons rencontré Russell Ord à son bureau à Margaret River. Russell est photographe professionnel depuis 15 ans et connu pour ses photos de très grosses vagues australiennes telles que The Right. Il travaille avec Elements Margaret River et vend ses photos à des magazines de surf comme Tracks. Il photographie également des mariages et l’ensemble de son travail est disponible sur son site Web. Récemment, il a décidé de travailler pour des entreprises afin de mettre en valeur leur identité et leurs produits à travers la photographie et la rédaction d’articles.

Qu’est-ce que tu aimes dans la photographie de surf?

Capturer une image que j’avais en tête, être au bon endroit au bon moment. J’aime l’histoire derrière la photo, c’est quelque chose que les gens oublient et c’est souvent aussi important que la photo elle-même. Comme être seul au milieu d’une eau remplie de requins, attendre dans l’eau glacée avant d’avoir l’opportunité de photographier. Parfois obtenir une bonne photo est aussi question de chance.

Depuis combien de temps photographies-tu à The Right (célèbre vague de l’Ouest australien)?

Cela fait 7 ans que je photographie la vague et seulement 3 ans que j’ai commencé à le faire depuis la zone d’impact à la nage. J’avais l’habitude de photographier du jet ski et boire un café en attendant une bonne vague ! C’est une expérience totalement différente d’être dans la zone d’impact, tu sors de ta zone de confort et parfois tu te fais ramasser!

Quel est ton souvenir le plus effrayant à The Right ?

Je me suis fait prendre plusieurs fois par la vague, mais tu t’entraines pour ça, tu prends une profonde inspiration et tu plonges!
C’est effrayant quand ça arrive aussi à d’autres personnes, comme Paul Patterson qui est resté plus d’une minute sous l’eau avec 3 vagues qui lui sont passées dessus.

Russell en pleine action à The Right
Credits : Red Bull

Qui est ton surfeur préféré à The Box (fameuse vague de l’Ouest australien)?

Josh Kerr est fou, il va sur tout même les vagues qui ferment! Jack Robinson est probablement le meilleur là-bas et il ne prend que les meilleures.

Quel est le prix d’une couverture d’un magazine de surf?

C’est 1000 $ pour une couverture donc si tu fais une couverture chaque mois c’est génial, mais généralement c’est difficile de gagner sa vie uniquement par ce biais. Il y a plus en plus de photographe de surf, c’est un environnement très concurrentiel.

Où as-tu voyagé et photographié?

J’ai photographié principalement les vagues d’Australie, d’Hawaii et d’Indonésie.

Qu’en est-il des plages en Indonésie, sont-elles jonchées de déchets?

À Bali c’est dramatique la quantité de déchets plastique que l’on trouve dans les rivières et dans l’océan, il n’y a pas d’installations pour traiter ces déchets. Mais les gens s’en préoccupent de plus en plus et commencent à nettoyer l’île par leurs propres moyens. Ce n’est pas une solution sur le long terme, mais elle peut aider à créer un mouvement positif.

Qu’en est-il de l’état des plages en Australie occidentale ?

Les plages d’Australie occidentale sont pour la plupart propres. La seule fois où l’on trouve des déchets c’est durant la compétition du world surf tour à Margaret River où beaucoup de gens y jettent leurs ordures sur la plage. Mais il y a des gens employés par la Ligue de Surf pour nettoyer l’endroit après l’événement.

Travailles-tu sur des projets spécifiques en ce moment?

Oui, on travaille depuis quelque temps sur un documentaire appelé ONE SHOT, c’est à propos de la  préparation physique et mentale pour se rendre sur des spots de grosses vagues comme The Right. Mais c’est surtout l’expérience que l’on tire de photographier des vagues et des surfeurs.

Quels sont tes plans pour l’avenir?

Je vais maintenant m’installer en Nouvelle-Zélande avec ma famille. J’ai l’intention de voyager autour du Pacifique sur un bateau avec mes enfants pour promouvoir des associations à but non lucratif.

As-tu une devise?

Détend toi lorsque tu es pris dans la zone d’impact!

Oc’zh

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