Newsletter #4 | Janvier 2017 | Une Côte Ouest pleine de promesses

By février 2, 2017Newsletters

Après des fêtes de fin d’année inhabituelles et une randonnée dans une station de ski Australienne, janvier marque le début de notre migration à l’Ouest. De tous les récits de voyageurs, c’est la partie Ouest de l’Australie (ou Western Australia) qui tire son épingle du jeu et est fidèle à l’image imaginée par tous : de grands espaces, une nature sauvage et des houles qui heurtent une côte paradisiaque.

Avant cela, escapade à la péninsule de Mornington ! Située au Sud-Est de Melbourne, celle-ci est réputée pour être LA destination phare des Melbourniens le week-end et pendant les vacances scolaires.. et c’est justement à cette période que nous nous y retrouvons. Attirés par un festival célébrant l’océan organisé en collaboration par Tangaroa Blue et Seaside Scavenge (voir article), nous effectuons une collecte de déchets malheureusement fructueuse mais l’énergie positive de l’évènement nous fait garder espoir.

Nos impressions sont celles d’une péninsule à deux faces : une côte Ouest urbanisée et huppée où les constructions et campings empiètent sur la plage alors qu’à l’Est c’est un air de Bretagne qui règne en ce dimanche après-midi (impression probablement renforcée par le temps grisâtre et le vent balayant la dune..).

On enchaine par la découverte en roue libre de Melbourne, la ville culturelle et sportive du pays. Et c’est une agréable surprise et notre coup de cœur urbain de l’Australie ! Sillonnée par des pistes cyclables et un système de vélos n’ayant rien à envier à celui de Paris, il est facile d’en apprécier les charmes. Entre graffitis avec une exposition du célèbre Banksy, festivités sportives (nous y étions pendant les qualifications pour l’Australian Open de Tennis) et la plage à quelques coups de pédales du centre-ville, la ville aux multiples facettes nous a conquis ! Et le vélo comme moyen de transport fait son bout de chemin dans nos esprits : en plus d’être écologique, il permet une immersion totale dans l’environnement qui nous entoure.

Prochaine étape, l’Ouest et ce sera en van pour le moment ! Suite à des déceptions digne d’un esclavagisme moderne au nord de Melbourne (dans la plantation d’avocatiers), nous prenons la route afin d’explorer l’eldorado du Western Australia, un sacré périple. De toutes les routes, celle vers l’Ouest en passant par les plaines du Nullarbor semble être la plus mythique et effraie les voyageurs pour qui la panne dans le désert ne semble pas être une expérience plaisante. Avec une ligne droite de 150kms et des températures pouvant monter rapidement à 40°C, on nous conseille donc d’être prudents et de faire le plein d’eau..

A travers la plaine du Nullarbor vers… l’ouest !

Sans encombre, ce voyage nous inspire grâce aux romans et magazines National Geographic avalés sur la route. Mon  coup de cœur revient à « Let my people go surfing » (fr: laisse mes employés aller surfer), un livre d’Yvon Chouinard créateur de l’entreprise Patagonia qui à partir d’un besoin de matériel d’alpinisme a poussé la réflexion environnementale dans la création de produits techniques et de qualité.

Notre route se poursuit au fil de la côte et de ses parcs nationaux, entre Espérance et Margaret River. On explore ainsi le Fitzgerald National Park avec  les splendides vues de l’océan en haut du Mont Barren. La couleur de l’eau est incroyable et nous profitons de l’instant pour apprécier la paix de l’endroit. Ce sentiment de solitude et de petitesse face à la nature est retrouvé quelques jours plus tard sur le plus haut sommet du Stirling Range National Park où un aigle nous tient compagnie. Ce parc, bien délimité par l’exploitation agricole, nous interroge sur les efforts pour préserver ces espaces naturels et les menaces qui pèsent sur ces lieux magiques.

La force tranquille d’un aigle dans les Stirling Ranges, Western Australia

A lieu incroyable succède lieu incroyable à notre arrivée dans la région de Margaret River. Connue pour ses vignobles et ses vagues (avec la compétition annuelle comptant pour le championnat du monde de surf), c’est donc deux types de tourisme qui règnent et attirent une clientèle pour le moins hétérogène.

Nous rencontrons François de l’association « Les Vagues à bonds », un océanographe bientôt diplômé vouant son futur à la vulgarisation scientifique et la protection des océans. Nous partagerons quelques sessions de surf dans les baies toutes aussi sauvages et incroyables les unes que les autres. Et quand les vagues ne sont pas au rendez-vous ou que le vent souffle de trop, nous profitons des sentiers du Cape To Cape (sentier littoral de 135kms du Cape Naturaliste au Cape Leuuwin) pour nous dégourdir les jambes. Nous espérons ainsi nous établir pour un moment dans la région en travaillant dans les vignes, même si la récolte paraît tardive cette année.

Nous faisons également la rencontre de Russel Ord (voir article), un photographe professionnel connu pour ses photos prises à la nage dans des vagues géantes, qui nous invite chez lui lors de l’Australia Day (jour de commémoration de l’arrivée des colons en Australie, un jour assez controversé) pour une soirée avec des Australiens !

Aurel et Jordan avec Russel Ord

Particulièrement baignée par la culture surf, nous partageons de nombreuses anecdotes avec des locaux sur les différentes vagues du coin, l’observation de dauphins/requins et autres voyages. Les gens sont chaleureux et la magie de l’endroit donne un confort de vie certain. La veille d’écrire ces lignes, c’est accompagné de deux autres australiens et d’une dizaine de dauphins que nous partageons avec Clément une session matinale mémorable.

En attendant le début de la récolte, nos journées suivent donc le rythme du soleil et des vagues avec un réveil au clairon à 5h du matin et un coucher à la tombée de la nuit où nous campons dans la forêt. Jordan quant à lui a décidé de s’acheter une voiture car trouver du travail pour 3 dans la région relève du miracle. Décidé à s’imprégner de la culture locale et parfaire son anglais, il rejoint aujourd’hui une famille Australienne pour qui en échange de quelques heures de travail par jour il bénéficie du gite et du couvert.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

OC’zh

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